Pierre Fichet
A l'occasion des journées du patrimoine 2008
(Samedi 20 et dimanche 21 septembre).
Chemin de Croix
Pierre Fichet
Huile sur toile.
54 x 65 cm.

1 - Jésus condamné à mort
2 - Jésus chargé de sa croix
3 - Jésus tombe pour la première fois
4 - Jésus rencontre sa mère
5 - Simon de Cyrène aide Jésus
6 - Sainte Véronique essuie le visage de Jésus
7 - Jésus tombe pour la deuxième fois
8 - Jésus rencontre les filles de Jérusalem
9 - Jésus tombe pour la troisième fois
10 - Jésus est dépouillé de ses vêtements
11 - Jésus est cloué sur la croix
12 - Jésus meurt sur la croix
13 - Jésus déposé de la croix est remis à sa mère
14 - Jésus est mis dans son sépultre
Patrick-Gilles PERSIN
Critique d’Art
La personnalité même du peintre Pierre Fichet (1927-2007)
fait de son œuvre celle de la sensualité et du raffinement.
Fait rare, tout cet œuvre repose non seulement sur le geste abstrait,
mais aussi sur une foi forte. Le peintre plonge dans l’abstraction
de la première heure dès 1947, non sans un bref retour à la
figuration au tournant des années 1950. Exposant à Paris dès
1946, immédiatement les meilleurs critiques le soutiennent.
Dès lors, sa peinture est parfaitement reconnue, grâce à de
très nombreuses expositions personnelles ou de groupes, de par
le monde.
Il est donc aujourd’hui, à juste titre, considéré comme
un des participants de tout premier plan à ce mouvement historique
fondamental qu’est l’abstraction lyrique.
La peinture de Pierre Fichet est de celle dont on ne se souvient en ceci qu’elle s’organise sur la toile à partir de fonds travaillés, quasiment monochromes, le geste pictural intervenant en larges plages, ou, plus récemment scandés de rythmes hautement colorés qui scindent la toile en hauteur. Les bleus, les rouges et les jaunes donnent ici un pouvoir d’exception à cette peinture personnelle, évolutive et résolument originale.
Très fortement influencé par la religion, Pierre Fichet entame, dès 1964, un travail important d’étude sur le thème du Chemin de Croix. Thème qu’il reprend à l’huile, au soir de sa vie, en 2005, pour finalement lui donner une concrétisation définitive particulièrement forte l’année suivante. Il termine ces quatorze stations quelques mois avant sa disparition, titrant chaque toile avec soin. L’ensemble de ces peintures est, sans nul doute, une manière de testament pictural dans lequel l’artiste nous dit tout ce qu’il porte en lui d’espoirs et aussi de doutes. Cette suite de tableaux est restée , jusqu’à aujourd’hui, totalement inédite, attendant une opportunité adaptée au vœu du peintre qui souhaitait voir ce Chemin de Croix exposé dans un lieu de culte.